Une œuvre n’est jamais la propriété de ses exégètes, fussent-ils estampillés par l’université ou le système de castes en France, qui s’estime lui être supérieur en République d’état d’exception (ENS, EHESS, Collège de France etc.). 

Une oeuvre appartient à ses lectrices/lecteurs plutôt, ces rank & files, des sans-grades, nous les sans-nom qui faisons actes de lecture par emprunts ou achats, loin des modes et des coteries. Il se trace ainsi des chemins de vie, à l'abri des regards.

Lire c’est faire sienne une langue pour quelques heures ou pour la vie.

C’est la lecture, ce sont les lectrices/lecteurs qui font l’œuvre par la reconnaissance qu’ils lui accordent, qu’ils y trouvent; aussi par l’émotion qu’elle éveille en elles/eux. Loin de tous bruissements médiatiques.

Le langage sert à vivre.
D'après C. Royet-Journoud, LMDA juin 44


« Le style est tout… La littérature sans style c’est de la bureaucratie. »
V. Colic, LMDA juin 2016 22

Il n'est pas impossible qu'un jour Nulle part bruisse de la lecture de l'ouvrage que Marielle Macé consacrait en 2006 au Temps de l'essai, au sortir de sa thèse. Thomas Vercruysse (un doctorant) lors du plus récent séminaire de mésologie, adressait en effet quelques pages enflammées à un autre essai de l'auteure, dans sa communication Pour une mésologie de la lecture, non encore en ligne en tant que texte autonome; le premier chapitre de sa thèse, plus large, est par contre en ligne.
C'est donc à lui, T. Vercruysse, que Nulle part doit d'avoir attiré son attention sur cette jeune auteure. Elle se penche sur un genre littéraire fort apprécié par ici, autour d'un havre: l'essai.


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