Qu’un rayon trouve à s’immiscer sur les objets,
autant de joies oculaires aux détaillements
éclairés qu’il souligne en s’y posant, luxe.

Convenir au silence immobile de traces
que façonnent ces ombres incises, ces reflets.
Nul vent extérieur ne trouble la fixité

naturelle, toujours verte, translucide.
Nul arrêt, nulle fixité, la vie en l’état.
Les deux traverses d’un dossier de chaise

de Herve saisissent la blondeur du bois fait.
Un cadre incandescent s’insère à la lisière
du vide qui les unit aux montants sertis.

Le regard porte attention à l’environ
familier, en réapprend les onguents, l’harmonie
née du paisible vertueux qui s’émeut

du vagabondage lumineux en son sein.
Cette essence ne convient ni ne déplait:
elle se constate en chaque instant.

Ici une rose, la couronne de feu d’un Shiva
un reflet passager sur du verre
ferme la paupière, une mère pour l'oeil.


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