Un jour, elle a exactement mis un jour, la clématite, pour trouver bon usage au support que j'avais enfoncé dans le sol, à proximité de sa tête chercheuse qui baguenaudait dans le vide, à l'évidence y cherchant un appui. Sans contact direct.
Une meilleure compréhension de l'intelligence du vivant végétal a été acquise à la lecture en rebonds d'A. Berque et, à son invitation maintes fois écrite, de J. von Uexküll. Elle éclaire désormais de gestes simples l'attention, avivée de shivaïsme, portée à la nature.

Un texte concernant un chèvrefeuille rend compte, lui, de soutien mutuel entre deux plantes. L'explication du fondement philosophique et empirique est y complet.


& le 6 août, l'ouverture à coeur ouvert: araignées, pattes, une brunitude façonnée dans un silence de sujet enlacé, précis. La température lui convenait sans doute. Cette clématite reste totalement concentrée sur sa matière brute, invitant quelque insecte passant par là à en propager une maturité grainée. Quel art quand même. les nervures avec lesquelles joue la lumière amoureuse joue de façon généreuse.

Le matin, fermeture gonflée. Aucune indication pour l'humain voisin que c'est LE jour. Ses codes lui sont mystère: aucune voie commune de communication. & puis le regard glisse vers 16h en sa direction, sans focale précise, et... le corps se précipite sur l'appareil photo ! Rejoice ! Rejoice ! La subtilité même de la nature est comme l'avers de la beauté... the epitome of selfhood... Une subjectité assumée.

 

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