Émile Littré en son dictionnaire:
Contrescarpe, Pente du mur extérieur, celle qui fait face à l’escarpe & qui regarde la place.
Escarpe, terme de fortification. Muraille de terre ou de maçonnerie qui règne au-dessus du fossé du côté de la place. Talus de rempart.

Se lover dans une boucle énergétique, y circuler librement.
Se cueillir au bord du chemin d’avant la poussière sèche qui virevolte à même le vent.
Y consentir une brève ritournelle.
Y enthousiasmer une effervescence à l’éveil tremblé sur l’horizon de soi, à même la continuité heureuse, éclairée de l’intérieur par un crayon aligné, affairé & discret au creux de la nuit.
Jaillir au détour d’un tourbillon de feuilles automnales se déposant sur le chemin, sans dévoiement, livrées à cette promesse terrestre d’organicité se décomposant en humus.


Sur le pourtour de l’ombre adossée contrevient pourtant, comme on le ressent d’une contrescarpe, la mouvance émue de soi.
L’entité universelle s’unifie clarté au détour d’une ombre furtive opportune.
Accommoder l’oeil sur la netteté de l’horizon promis, balisé par la cadence calée sur une forme d’infinitude1 sans questionnement, ouverte sur tous les louvoiements que la vie imprime à l’épure même du soi plus constant, sans autre limite que le possible propre.


1 Infini: A. Comte-Sponville, dans son Dictionnaire philosophique, cite comme exemple une pensée de Pascal: « Une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part. » Pensées, 199-72
Il conclut en écrivant: « De cette infinitude, d’ailleurs douteuse, nous n’avons qu’une idée, point une expérience. » 525
Voltaire, dans le sien, s'étend, comme infiniment, sur la notion qui l'inspire au long des cinq pages et des deux sections qu'il lui consacre.


Les possibles abondent, adéquats au dépliement de soi le long du cordeau tendu sur la régularité souple que la vie promeut à même la joie d’être, la joie d’accomplir ce pourquoi elle comble un bouillonnement intrépide et serein.


Porter un œil plus informé sur le réel, contribuer, fulgurance amicale en réseaux proches allant en s’élargissant, à la transition entre un monde ancien, novateur en son temps – mais bien sûr dans le réel tout a une fin – surtout la nouveauté, notamment par effacement de ces vies même qui l’avaient portée.


Se trouver adéquat à esquisser avec d’autres l’élaboration un peu fascinée, tâtonnante et pourtant centrée sur l’essence même du perçu qui nous vibre dans un concert encore trop peu audible, à l’abri des soubresauts beaucoup trop sécuritaires de la Bête se tortillant dans les douleurs inenfantées, provoquant moult dégats à la vie même par ces soubresauts erratiques, qu’elle ne conduit pas, qu’elle n’induit pas, qu’elle impose de façon dictatoriale, sans fondements juridiques suffisants ni ampleur philosophique, au service du repli apeuré sur soi, au nom de l’ordre ancien qui sursaute encore, déjà accouché des marques de ce qui n’est pas, de ce qui ne peut pas être l’absolue fin de l’histoire, concept idiot en soi: comme si l’homme y pouvait quelque chose…


Mais bien peut-être la fin d’une histoire, ouverte sur la continuité même qui lui advint sur les rebords de l'extrême, vibrés par l’énergie universelle, impersonnelle, qui se fond dans l’immense.


Telle est la mue d’un organe ancien qui se délaisse sur le bord du flux, comme le fait un serpent qui se sépare en deux, comme le font certains insectes capables de générer de nouveaux membres; et comme le font la peau, les ongles, les cheveux etc., en déroulant ainsi une continuité de vie, éveillée par la vigueur de ce fil vital.


La nouveauté qui vient sera touche par touche organique, peut-être calée sur le Grand Désir (R. Misrahi).
Il s’agira d’éloigner l’organique rationnel de toute velléité de vérité révélée, car aucune vérité jamais ne préexiste à sa venue: elle se construit à même le réel qui la déroule, individuelle, sereine, porteuse sur tout chemin de vie, collective, en un faisceau de natures complexes, fractales (Mandelbrot), dissipatives (Prigogine-Stengers), généralement relatives (Einstein), physico-chimiques, plastiques (De Bono), etc. Ce sont là quelques apports des sciences à la substance de l’Homme.


Le premier jet de cet article a été écrit à 2h45, 4h20, 4h25, 4h35 & 4h42, tandis que le corps à chaque fois s'apaisait à nouveau derrière ses paupières closes. Les retouches diurnes ultérieures ont lissé répétitions, imprécisions et incohérences perçues. L'enfilement des idées et les surgissements imagés ont été conservés.



Écritoire


Statistiques

Membres
16
Articles
2848
Compteur de clics
1869123

Recherche