Le génie de la vallée
ne meurt pas
On l’appelle la Femelle obscure
La porte de la Femelle obscure
S’appelle la racine du ciel
et de la terre
Comme file un fil elle dure
En user ne l’épuise

Cité par A. Berque in La pensée paysagère, 35.

Son décodage éclaire ce paragraphe personnel:
La femelle obscure du poème taoïste (de Laozi,  Rôshi, chapitre VI) s’incarne dans le fil de l’eau creusant la vallée dont elle est le génie. Cette Femelle obscure, ce génie de la vallée, est puissance d’engendrer la nature: la vie en dépend, végétale, animale. La géologie aussi: c’est l’eau du ruisseau qui creuse la vallée, en approfondit certains méandres se prolongeant en chantoirs où l'homme croit le filet perdu. Elle trace ces collines sur nos horizons impuissants.

 

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