TUYAUX MIS À JOUR (20.5.12): ILS TIENNENT COMPTE DES DERNIERS TEXTES AJOUTÉS.
Sous ce texte, une carte mentale explorant la structure du site.
Vous immerger dans le dernier recueil en date de Nulle part ? Je vous souhaite un temps de lecture revigorant, malgré le poids passager d’autres paupières se déposant à l’endormissement.
Comme si un jour, des bulles d’ardeur effleuraient par moments la sérénité. Ce concept vague navigue entre sarments en feu et friches concentrées, entre l'éveil et le vent, sous le soleil exactement.
Placer au creux de vos mains le projet d’une vague. Vous y glisser pour traverser ce tunnel en pente raide: chacun de nous le sait être un entrelacs d’opportunités saisies ou non, morcelées de ferveur tout au long d’une vie faite d'errements rebelles et d'émeutes intérieures.
Ces poèmes ont été longtemps tenus sous le boisseau pour de multiples retouches. Ils sont faits d’une essence supposée, évanescente, plurielle et parfois féconde – c’est à vous de le dire après le lire… – de mon passage sur terre. J’y ai parsemé le danger d’être soi dans les matins qui s’éveillent et s’empilent.
Deux tensions: Condenser et universaliser la forme (= enlever autant de je que possible), suivant en cela l’ars poetica de J. Izoard, un conseil de Lautréamont*, "Le poème exacerbé" de François Jacqmin** et la pertinence de conseils reçus en ateliers de po&sie (K. Logist).
Enfin, à l’invitation d’E. Cioran, chapeautant le tout, j'ai effectué la balance des blancs, ce « jeu littéraire pour estomper les hontes, sources de l’inspiration. ».
Il vous faudra un peu de temps, à voler sur la trépidation des jours, pour déposer vos émotions au gré de ce recueil, sans autre larme consentie que celle à laquelle j'émarge, dans la tristesse des abimes. Il est un terreau évolutif, faisant désormais partie intégrante du Chômage ambigu de la forme. Cet opus se construit patiemment à l’ombre de mon charme, Carpinus betulus évidemment ! Il devient mon havre; j'y flotte un peu plus à l'aise entre ronronnements et grise mine.
Ce recueil vous parlera aussi d'amarres fermes en usage.
La photo a été prise dans la cour de l'hôtel de ville de Perpignan; statue d'Aristide Maillol.
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* in P. Soupault, Lautréamont, Seghers, coll. Poètes d’aujourd’hui, p. 185 : « La poésie personnelle a fait son temps de jongleries relatives et de contorsions contingentes. Reprenons le fil indestructible de la poésie impersonnelle, brusquement interrompu depuis la naissance du philosophe manqué de Ferney, depuis l’avortement du grand Voltaire. »
** Même s'il me faudra encore remettre l'écriture sur le métier pour être davantage courtois: "La brièveté et la concision sont avant tout une affaire de courtoisie." (p. 10)







Jean Mertens..