Éditions de nulle part

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Chômage ambigu de la forme

Ces textes résultent d’une émotion transformée en écriture quand le temps s’y prête. Ils dépendent de la voix intérieure qui les accompagne. Ils sont des instants de plume qui tiennent la route, enfin selon moi !

La retouche a parfois été éclairée par l’âge que je deviens : j’ai veillé à effacer d’un trait serein les traces de la phrase passée. Il en est d’autres : ils n’atterriront jamais dans le domaine public… trop … pas assez… inadéquats. La mise en action des cordes vocales n’est pas première. Elle est souvent un plaisir postérieur à l’écriture, voire au polissage. Ce plaisir tient davantage de la théâtralisation phonique.

J’ai recueilli des textes écrits sur une période de quinze ans. Plus ma plume va, moins elle a besoin d’incitants, comme le sont certains ateliers d’écriture.

Je l’ai nommé Chômage (de cauma, « moment de la journée où la chaleur invite au repos », selon Émile Littré), d’une sieste de la forme, d’une forme de paresse assumée face à la poétique classique. Cette forme d’écriture a de l’ambiguïté en elle : loin de moi la prétention de vouloir/pouvoir correspondre aux canons de la versification classique ou non ; j’écris à l’oreille ; si ça sonne au creux de mon oreille amoindrie aux temps du ça, ça passe… sinon, je classe. Parfois ça rime, souvent ça rime à rien…

La "photo [gare d'Esneux] ... appelle à cet état entre solitude et pensée intérieure", dixit ma webmestre.

  • Archi-textures
  • Écrire

    Scripteur [skʀiptœʀ] n. m. ÉTYM. 1611; attestation isolée, 1356; lat. scriptor « celui qui écrit », de scribere « écrire ». 1 Relig. Officier de la chancellerie pontificale, qui écrit les bulles. 2 (Déb. XXe). Didact. Celui qui a écrit un texte (manuscrit). — Personne qui produit du discours écrit (opposé à locuteur : discours oral). DÉRIVÉS (Du lat. scriptura) Scripturaire, scriptural. (Le Grand Robert électronique)


    Scripteur, j'aime bien ce mot...  Les mots qui m’écoulent élaborent un équilibre: l’alchimie qui en résulte parfois use de la langue sue pour rendre l’expérience.

  • Elles
  • Un écartement convenable

    Ici, je m'arrime à la concentration intérieure.


    Ce recueil s'est longtemps appelé "ESSENCE". Une suggestion Karel Logist en atelier d'écriture a lentement percolé et a fini par emporter ma conviction qu'il avait raison: "Un écartement convenable serait un bon titre de recueil.". Ainsi soit-il et merci à lui de l'avoir suggéré. (17.02.2013)

    Je voudrais avoir écrit cette phrase d'Ananda Devi: "... écrire de la poésie, c’est se demander à chaque instant si c’est trop ou pas assez." (source). Elle décrit à la perfection le travail d'extractions et de réécritures qui est nécessaire pour arriver à ce recueil, la face polie/policée d'un journal de bord.
    Ma veine est devenue davantage personnelle depuis 2011. Et cela s'amplifie sur 2012, 13, 14... à tel point que ce chapitre est le plus fourni de ce site. Sans tarissement en vue.
    Recueil écrit à coeur d'être, longtemps tenu sous le boisseau pour apprécier sa résistance au temps, il continuera de s'écrire tant que la veine sera perçue comme potentiellement riche de promesses tenues.
    À l'automne si chaleureux de 2011 j'y ai décidément trouvé une kyrielle d'infinitifs qui ne cachaient même pas le JE... J'ai donc entrepris de relire l'ensemble du recueil et quinze textes (marqués d'un *) en sont ressortis avec des retouches. J'ai évidemment remplacé les anciennes versions, mais jsuis pédagooooggguuueee ôssi, alors j'ai "permis" à un exemple vous effleurer...
    Incidemment, weblier permet les retouches sans fin... Et cela me convient fort bien!

    Les liens ci-dessous TIENNENT COMPTE DES DERNIERS TEXTES AJOUTÉS dans ce recueil. (Mise à jour 01.12.2014)


    Ces suggestions de lecture-ci balisent tous les textes parus dans le recueil: « UN ÉCARTEMENT CONVENABLE ».
    En tantra, le réel insiste tant; de frictions douces et éveils, il est homogène et prêt au jour.
    Une nuit somatique est à l’affût des murmures de patiences pour contrer le manque qui mue, corsé, vers l’afflux. Une brèche de silence élague l’inutile au coeur de l'océan intime.
    L'écartement est une métaphore de l'emprise dans la chambre aux miroirs. Il serait un creuset qui reçoit l'impersonnel en forme d'ellipsoïde par symbiose d'amour-abondance dans un chavirement de soi. Être un à la flamme douce du bruire circule dans le prophyre intègre. Il n'ébranrelra rien ni personne.
    S'immerger dans ce recueil de Nulle part avec un corps indigène peut être un temps de lecture revigorant, malgré le poids passager d’autres paupières se déposant à l’endormissement.
    Ce chemin cette route ce parcours va de celui que j'étais à cet autre devenu. Une brousse bienveillante vibrée sur ce basic drone conduit au germoir. Va du connu vers l'inconnu.
    Comme si un jour saugrenu, un matin de lave, des bulles d’ardeur effleuraient par moments la sérénité. Ce concept vague navigue entre sarments en feu et friches concentrées, entre l'éveil et le vent, sous le soleil exactement.
    Placer au creux de vos mains le projet d’une vague, entre brouillard que le soleil effarouche et une beauté opaque. Vous y glisser pour traverser ce tunnel en pente raide: chacun de nous le sait être un entrelacs d’opportunités saisies ou non, morcelées de ferveur tout au long d’une vie faite d'errements rebelles, de bruissements, d'émeutes intérieures et d'élan.
    Ces poèmes ont « augmenté leur poids spécifique » &
    sont faits d’une essence supposée, évanescente, plurielle et parfois féconde – c’est à vous de le dire après le lire… – d'un passage sur terre. S’y parsème le danger d’être soi, au bord d'un gouffre parfois, dans les matins qui s’éveillent sous la douche et s’empilent.
    Deux tensions: Condenser et universaliser la forme (= enlever autant de je que possible), suivant en cela l’ars poetica de J. Izoard, un conseil de Lautréamont*, "Le poème exacerbé" de François Jacqmin** et la pertinence de conseils reçus en ateliers de po&sie (K. Logist).
    Enfin, à l’invitation d’E. Cioran, chapeautant le tout, s'y est effectuée la balance des blancs, ce « jeu littéraire pour estomper les hontes, sources de l’inspiration. ». Les vertiges s'y déclinent différents, aussi faits de cette liberté de s'y consumer, inaccessible et proche, dans un éveil attentif à la main qui l'arpente.
    Il vous faudra une somme d'instants, à voler sur la trépidation des jours, pour entrevoir ces copeaux d'harmonie, déposer vos émotions au gré de ce recueil, sans autre larme consentie que celle à laquelle j'émarge, dans la tristesse des abimes. Il s'enhardit un terreau évolutif, faisant désormais partie intégrante du Chômage ambigu de la forme. Cet opus se construit patiemment, entre signe et forme,  à l’ombre de mon charme, Carpinus betulus évidemment ! Il devient un havre derrière lequel tourne parfois une tondeuse tantra; j'y flotte un peu plus à l'aise entre bonheurs présents, ronronnements et grise mine, m'éloignant d'anciens sortilèges avec humilité.
    Ce recueil vous parlera aussi d'amarres fermes en usage, de note tenue. Il relaiera des conseils reçus en héritage, comme celui-ci: Profitez bien ! Il est à l'évidence une somme de questionnements, dont le comment du naître ici n'est probablement pas le moindre.
    La photo a été prise dans la cour de l'hôtel de ville de Perpignan; statue d'Aristide Maillol, La Méditerranée.
    ______________
    * in P. Soupault, Lautréamont, Seghers, coll. Poètes d’aujourd’hui, p. 185 : « La poésie personnelle a fait son temps de jongleries relatives et de contorsions contingentes. Reprenons le fil indestructible de la poésie impersonnelle, brusquement interrompu depuis la naissance du philosophe manqué de Ferney, depuis l’avortement du grand Voltaire. »
    ** Même s'il me faudra encore remettre l'écriture sur le métier pour être davantage courtois: "La brièveté et la concision sont avant tout une affaire de courtoisie." (p. 10)

  • Ils
  • Jazz
  • Mers
  • Ostendaises

    Il y a longtemps que la ville d'Oostende m'est sympathique sur la Vlaamsche Kust.
    Une vraie ville à la mer, c'est aussi bien que des montagnes qui dévalent dans la mer: Collioureries.
    Des visites régulières retrempent ma plume (et mon oeil). Après tout, elle est à un long jet de train.


    Petites pièces d’occasion,
    instantanés appuyés
    sur le sens de la vision,
    sans déjouer la réflexion.

  • Paysages
  • Po&tes

    La Folie parle

    « L
    Les poètes me doivent moins, bien qu'ils soient d'office de mon ressort, puisqu'ils sont une race d'hommes libres, cornme dit le proverbe, qui n'a pas d'autre soin que de charmer I'oreille des fous par de pures fadaises et des fables amusantes. Et pourtant dire que c'est avec ça qu'ils se promettent I'immortalité et une vie semblable à celle des dieux et qu'ils en donnent la garantie à d'autres! De cette confrérie plus que d'aucune autre Philautie et Kolakie* sont les familières, et aucune catégorie de mortels ne m'honore avec plus de simplicité et de constance. » Érasme


    * Amour-propre et flatterie (source, note 6)

  • Qué novèle, valè?
  • Silences

    Le silence est un ami qui ne trahit jamais. Confucius.

    Silence 1
    Il est un silence encombré d'inutile.
    Les autres nous trouvent silencieux,
    voire même ombrageux. Brooding.
    En soi, nulle plaine apaisée.
    Il fait bruyant en-dedans.

    Silence 2
    Il s’agit de libérer les ombres
    qui bruissent et encombrent,
    de les autoriser à se dissoudre
    hors du soi & faire place:
    faire place au silence harmonieux
    qu’une lumière en nous fait rayonner.

    Il s’agit en quelque sorte
    de faire advenir la lumière
    au sein de chaque organe.

    L’ombre fait place à la lumière.

    Silence 3
    L’inutile évacué,
    il suffit désormais
    de laisser le silence
    prendre toute sa place.

    Il rayonne et apaise.
    In and out.

    L’humain peut commencer.

    La chaleur absorbe le monde.
    Lui sourire suffit à la payser.
    Le silence est devenu
    ardeur à soi.

  • Zéro Tic
  • Première guerre mondiale

    Avec d'autres membres de l'asbl Mémoire de Neupré, je prends part à la reconstitution de ce qui s'est passé sur le territoire communal pendant la première guerre mondiale.
    La population rurale a payé un lourd tribu à ces premières escarmouches mortelles entre l'envahisseur germano-autrichien et l'armée belge.
    L'asbl publiera en août 2014 une monographie relatant ces quinze jours en tout début de guerre qui laissèrent une marque profonde dans le tissu rural de Plainevaux.
    M'est aussi rapidement venu le goût d'entendre une autre musique, moins uniforme... J'ai ainsi choisi d'assister à un colloque sur le pacifisme entre 1899 et 1917 organisé à Paris en novembre 2013.

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