À force d'avancées, les déserts ont avalé
la moindre oasis de verdure.
Coma dépassé, combat tu, contrats déchirés,

la Terre dégurgite à tours de bras
les nuisibles, sourds, aveugles,
tueurs insensibles.

Tant de feux immenses,
de tempêtes incontrôlées,
d'inondations répétées à la moindre pluie,

de toits emportés par des vents si puissants,
de maisons basculant dans la mer,
falaises emportées par de si puissantes vagues,

alimentées par tant de glaciers
fondant à vue d'oeil engloutissant tout
sur leurs passages dévastés.

Tant de catastrophes invisibilisées.
Pour les profits extrêmes de quelques-uns.
Rien n'y fait. Tout se défait.

Leur temps est compté.
C'est aussi le nôtre, car nous n'avons qu'elle pour refuge
dans l'univers entier.

& nous feignons de n'en rien savoir.
Ils rêvent toujours d'exils martiens,
de colonies lunaires.

Rien ne sert de se conter fleurette,
elles ont disparu.
Nous nous étions cru inamovibles;

nous n'en étions que plus risibles.
Dans notre espèce, le ridicule
tue massivement,

silencieusement,
posément,
& rien n'y fait.

& ce ne sont pas
forcément les plus nuisibles,
d'ailleurs,

mais les plus démunis,
les sans-grades, les va-nu pieds,
âmes errantes, les pieds dans l'eau,

une boue immonde,
océans plastiqués à perte de vue
& cette merde massive.


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