Tu lui dis, reste !
Tes mains empoignées dans les siennes,
Vos doigts qui se tressent.

Tu lui dis, reste !
Le regard lézardé, arrimé à ses cils.

Tu es prêt à tout,
A lui ronger le cœur,
A lui boire l’eau des yeux.

La raison claque la porte aux perspectives,
Délace vos doigts, creuse des sillons à ton front.

Tu reviens dans le monde,  
Infirme, les sens dépareillés.
La mêlée des autres, le chaos de l’oubli.

Tu restes là,
Vos instants simples plantés dans la poitrine.

Tu restes là,
À faire des ronds dans la cendre des jours.


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