Attends encore un peu, je ne suis pas tout à fait morte
Tu graves dans l’écorce toute l’allégeance qui t’étoffe  
Tes serments maquillés ont le goût rance de l’impudence
Tu lèves les yeux au ciel, le ciel ne prend plus garde à toi
Tu lèves les mains sur celle qui t’aime et te sème en silence
Désordre et discorde, le vent n’aura rien emporté
Le vent, lui, soufflera les mots que tu auras laissé s’enfuir
Ils s’écriront, ils s’écrieront sur tous les murs
Reprends ces mots, ces modestes cadeaux jetés en pâture
Regarde-moi, là, mise à mort, comme je t’abhorre
Tu trembles et tangues dans la tempête d’écume blanche
Tu n’avoueras pas la défaite des lendemains qui se déhanchent
Nos saisons sèchent les récoltes à bout de bras
Tu me vois, tu me dois bien ça, tue-moi encore une fois


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