Les joies glissent sur  
des aspérités sonores,
grésillant des profondeurs,
comme si elles  
étaient incapables  
de se retenir  
plus longtemps.

Les sons se bousculent  
à la commissure des lèvres,  
cuirassés dans leur propre nudité,
comme s’ils
s’avouaient incapables  
d’être confirmés ou niés.

La joie surgit dans le réel
par derrière  
sans avertissement sans surprise,
comme si elle
était incapable  
de se perdre ou
d’être canalisée.

Mots stériles  
sons dénudés  
écorchés à nulle monture
ne souffrant aucune décoration.

Bien à l’intérieur,
la joie mûre,
incertaine,  
actuelle  
et débonnaire
repousse les limites
de ses brise-lames.

Mots stériles  
sons dénudés
mus par les roues
comme si elles
étaient incapables
d’être dirigées
ou domptées.

Mots stériles  
sons dénudés
insensibles aux dictionnaires,
simples, nés du lointain,
remontant en bulles.

Domination.

Aucune frontière
ne facilitera jamais
la mise à jour  
de leur sentier.

Ce texte est une traducton postérieure à la rédaction de Barren words, unclad sounds.


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