Il a suffi  d’un effluve fragile,
d’une trace furtive de santal.
Il a suffi d’une touche fugace
de cet accord boisé, lourd de muscade.

Planent les réminiscences rapaces
des épices douces au creux de son cou,
du goût de cuir aux plis de son poignet.

Fusent les souvenirs en embuscade
de l’odeur intime de ses cashmeres.
Il a suffi d’une rumeur des sens,
dans la peau, une écharde volatile.

Le manque a resurgi, vaste, évident,
et tu as compris que dans ta cavale,
le recours à la raison est dérisoire.


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