Un phénix aux couleurs cendre et feu, solitaire,
Est venu près d’elle, candide, se poser.
Arrachant une étincelle à son plumage,
De ses douleurs elle se fait une parure

Et, dans les chaleurs de ses ailes, voiles moelleux
Epars, virevolte cruelle avec le vent.
Or  elle est bien celle qui tourmente mon cœur,
Celle qui s’abreuve de mes pleurs puis,

Ce philtre de peine avalé,  se rit  de  moi.
De mon âme,  mon haleine et mes sens me vident.
La sirène perfide fait sien mon cœur.

Elle aimerait voir ma tête se balancer
Par la plume du poète, mais  je ne suis  
Que vers et, hormis la rime, rien ne me manque.


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