Tu glisses sur la feuille en faisant des vaguelettes.
Et je t’habille de noir les soirs de fête.
Et je te peins en bleu pour qu’ainsi tu t’effaces sans laisser de trace
Tu es l’instrument de mon art, depuis longtemps j’ai appris à te jouer.
De formes informes en calligraphies ordonnées, tu donnes un sens à mes pensées.
Au bout de ma main tu prolonges l’idée, le mot, tu rends indélébile les images qui me
hantent.
De ta plume acérée tu fends la page, tu la noircis, tu la rougis, tu la violes, elle n’est
plus vierge, cette page qui, blanche, me tétanisait.


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