La vierge éternuait sous le globe polaire,
Les doigts gourds de pucelle serraient un lys ténu.
Le mascara coulait en deux lentes rivières
Sur lèvres de porcelaine qui n’ont jamais rien bu.
Pas l’ombre d’un baiser sur ses petits pieds nus
Ni de sirop des Vosges sous les seins jamais vus.
Seul un mouchoir bleuté gorgé des saintes glaires,
Qui, mises bout à bout, dessinaient un suaire
Ourlé d’orties gelées et d’étoiles velues.
Tandis que dans sa geôle gelait à cœur fendre
La belle enrhumée aux transparents appâts,
Entre deux scoubidous, Mademoiselle Âge Tendre
D’une hanche twisteuse crasha le falbala,
Déclencha l’avalanche de neige brûlante,
Qui monte ou descend, on ne sait pas.
La vierge délivrée éclata d’un rire Sabena
Et, bien chauffée, sous Good Night de fortune se lova,
Dadou ronronna, comme un chat.
Maman, ramassette au poing,
Et du rire et du verre recueillit les éclats.

(La première partie est un pastiche du Sonnet d’Arvers.)

 


Statistiques

Membres
4
Articles
3552
Compteur de clics
6852117

Recherche