S’installe la symbiose réciproque.
Le poreux s’éprend du mimétisme.
L’ardeur en soi creuse le sentier.
[Un jour, il lui faudra être l’immuable, l’accordé1]

S’écarter le moins possible du cœur  
sensible à l’harmonie tantrique.
La vie tapie là, nul2 ne la dévie.
[L’amour évoqué, l’universel, l’uni vers elle]

L’abondance rayonne l’au-delà de soi.
Les interstices se gonflent à la présence.
Ils comblent l’unisson de soi à soi.
[Poésie, parfois, une mise en mots de l’indicible]

Le plein, le délié, le pulsé,  
le déroulé, le léché, fléché,  
le singulier, le posé, l’aisé
[Parcours d’ardeurs assouvies. Le simple surpasse le complexe.]

 


1 Il se peut que cela se rapproche d’un concept propre au tantrisme shivaïte du Cachemire: le SAMĀHDI. Il s’agit d’une « absorption profonde indifférenciée » (Silburn, La kundalini, 254), du « but ultime du yoga. Il s’agit d’une connaissance directe et profonde de l’objet médité où le sujet connaissant, l’égo, est aboli. »  (Astier, Citations hindoues expliquées, p. 132) C’est la première fois que se perçoit dans ma vie une forme de cette permanence de la joie. Le désemblaiement du  foyer (l’endroit où devrait s’entretenir le feu de soi)  tend vers cet état d’eternal bliss of the self.
2 si ce n’est soi. Accepter la profusion de soi, à l’image de l’amas au havre, pour mieux déblayer. Cela participe de l’épure. L’épure de soi s’atteint à chaque séance. L’esquisse se surcharge ensuite au contact d’une maison bridée par un passé qui a négligé de s’épurer totalement à mesure qu’il s’éloignait dans le temps.


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